Aya Koné

01.03–31.05.2026
Moussem x M Leuven

Ayant grandie dans des espaces interstitiels, Aya Koné explore la distance en tant que condition à travers la sculpture, l’écriture et la recherche sur les matériaux. Elle examine comment la connaissance se fracture et se reforme à travers le déplacement, la mémoire culturelle et les héritages incomplets.

S’inspirant des thèmes du rituel, de la réparation, de la désobéissance, du rythme et de l’esprit, son travail navigue entre les tensions de la lisibilité et de la perte, de la tradition et de la traduction. Des matériaux tels que le mycélium, la terre, le métal rouillé et les bioplastiques deviennent des agents dans cette recherche, des formes vivantes qui métabolisent le traumatisme et les soins. Une certaine forme de deuil.

La réplication devient un mode de négociation, puisant dans des objets et des architectures traditionnels pour refléter des héritages changeants. Ancrée dans le processus d’indigénisation de sa pratique, son travail explore un langage de la distance : là où les formes mutent, se traduisent mal et résistent à la stabilisation. Plutôt que de restaurer la tradition, ses œuvres en retracent le mouvement : ce qui se transmet, ce qui se fragmente, ce qui se remodèle.

Au cours de sa résidence, Aya souhaite développer une série d’œuvres autour des thèmes de la migration, de la traduction et de l’eau. S’inspirant de ses archives personnelles et de la lenteur de la bureaucratie en matière d’immigration, elle retracera la traduction à travers des processus tels que la cristallisation : par, à travers et avec l’eau. Elle s’inspire d’une phrase qu’elle a rencontrée dans un cours d’intégration allemand : « Ich bin nah am Wasser gebaut », qui se traduit littéralement par « être construit près de l’eau », mais qui décrit plutôt quelqu’un qui pleure beaucoup. Peut-être y a-t-il une possibilité à être formé ou calcifié par l’eau. En recueillant ces histoires de migration et d’eau, Aya suivra leur traduction dans les langues de sa famille, des langues que l’artiste n’a jamais apprises. Cette série constitue une tentative pour commencer à combler cette distance, en se retrouvant probablement bloquée, mais en commençant néanmoins à la franchir. Les fils se rassembleront dans divers processus, leurs vestiges et une structure traditionnelle plus large telle que la foggara, qui retient, transporte ou dirige le flux de l’eau.

PARTENARIAT AVEC M

Deze residentie is een samenwerking met M, een Leuvens museum en beeldende kunstenplatform dat betekenisvolle verbindingen legt door de tijd heen, met de samenleving en tussen kunstdisciplines. M en Moussem breiden hun residentiewerking uit door een wisselwerking tussen de twee residentieplekken (Brussel en Leuven) te organiseren.
M selecteert tweejaarlijks één resident i.s.m. Moussem. Daarnaast selecteren Moussem en M een kunstenaar uit Leuven voor een residentie bij Moussem. De uitwisseling heeft als doel de artistieke praktijken van de kunstenaars te verankeren in een nieuwe stedelijke context, alsook het uitbreiden van hun professionele netwerk.

Voorheen werd lange termijn Moussemartiest Angyvir Padilla M-resident terwijl Kaïn Walgrave ontvangen werd in de Moussem studio’s in Brussel. Dit jaar is Aya Koné artist-in-residence bij Moussem, en wordt Elise El Yousfi M-resident in Leuven.

Productions

© Dustin James