Entre destruction et devenir, dévoration et renouvellement. En images : l’atelier ouvert de Yara Boustany, où nous avons pénétré dans l’univers naissant de mātri-phagía — un rite transformateur qui cherche à contenir et à assimiler la violence sous sa forme la plus viscérale et incarnée. Cette œuvre en cours s’inspire de la matriphagie, l’acte par lequel une progéniture dévore sa mère : à travers des fragments de chorégraphie, des projections et un paysage sonore, Yara Boustany présente Beyrouth comme une ville qui se remodèle sans cesse à travers des cycles de tourmente, une mère dont l’essence est absorbée et transformée dans une danse de dévoration et de renaissance.
Nous tenons à remercier Yara, Nancy et toutes les personnes qui ont assisté avec nous aux premières manifestations de mātri-phagía et qui ont partagé leurs réflexions lors de la conversation collective qui a suivi.
Photographie: Navid Fayaz
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