Kelma (Younes Atbane)
Dans cette création, il est question de nécessité, la nécessité de se rappeler, se souvenir, évoquer, invoquer… Par un dialogue avec le silence, tenter de comprendre, la rage au corps, ce qu’est l’exil. L’exil de sa terre, de sa mère, de l’enfance…
Ce solo est une invitation au recueillement et une réflexion autour de l’exil, de l’absence et de la mort. Il fait jaillir la lumière des ténèbres les plus oppressantes pour regarder du côté de la vie. "C’est le décalage entre la brutalité de certaines situations et la beauté de la mise en mots par Mahmoud Darwich de ces moments tragiques qui m’a poussée à regarder ma douleur différemment" écrit Meryem Jazouli. Pour sans cesse répéter le deuil de toute perte, elle danse en robe noire, les bras levés au ciel, évoluant à l’étroit dans le cercle d’un tambour posé au sol. Une ample et bouleversante démonstration de sincérité pour, dit-elle, "lui parler encore une fois. (…) continuer juste quelques instants notre conversation. Danser pour elle, contre elle, avec elle".